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Première pierre au Grand-Saconnex

Quand les entreprises fuient la Ville? Conseil administratif du Grand-Saconnex in corpore, autres élus, représentants du constructeur Induni SA et de la Régie Rosset, qui assumera la location des bureaux propriété de la Commune: il y avait foule au 211 de la route de Ferney, où l'on posait jeudi la première pierre du bel immeuble administratif dû au Bureau d'architectes Favre & Guth. Une promotion signée Aton SA, dans un partenariat public-privé original, et un discours musclé de son patron Daniel Roux.

«Une entreprise a besoin d'un toit. Voilà longtemps que nous avions envie de quitter la Ville de Genève, avec son gouvernement qui taxe les entreprises et s'en méfie. Nous allons installer notre siège dans cette autre Ville qu'est le Grand-Saconnex, où il y a un esprit différent, un esprit de dynamisme, une envie de créer», a expliqué Daniel Roux. L'auditoire, dont les oreilles résonnaient encore des déclarations insensées de la socialiste Sandrine Salerno, empêtrée dans son scandale de copinage à répétition, mais qui trouve quand même le temps de prêcher contre l'économie, applaudit. La taxe professionnelle, le pont du Mont-Blanc «mur infranchissable plusieurs fois par jour»: qui contredirait Daniel Roux? Aton s'installera dans treize mois dans l'immeuble construit dans cette Commune bénie, à deux pas de l'aéroport, de la gare CFF, de l'autoroute et du futur tram «perdu en 1938 et que nous espérons retrouver d'ici 2020», comme le souligna le conseiller administratif Bertrand Favre. L'immeuble comprendra quelque 2500 mètres carrés de bureaux vendus en PPE, dont Aton occupera une fraction, et 1500 mètres carrés de surfaces administratives à louer, qui resteront propriété de la Commune. Les constructeurs auront peu de temps: le maître d'ouvrage est exigeant; il dispose, et pour cause, du soutien des autorités, ravies de cette mise en valeur d'un périmètre idéalement situé. Patrice Bezos, architecte et patron de Favre & Guth, a d'ailleurs rendu hommage à la collaboration - rare semble-t-il - entre associés privés et publics formant «une équipe qui avance, un maître d'ouvrage intelligent et talentueux». Prudent, il a souligné le confort de sa position, puisque «la première pierre ne prête en principe pas aux critiques». Nul doute, d'ailleurs, que le bâtiment en forme de vague ne suscite au contraire, d'ici un peu plus d'un an, des compliments. Vincent Naville

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