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Immobilier du Grand Genève

Le Printemps s’est vraiment installé

Huit cent cinquante personnes (contre 350 en 2012): c’est le décompte officiel des participants à la soirée d’inauguration du 2e Printemps de l’Immobilier au Bâtiment des Forces motrices (BFM), mercredi. Au moment où nous mettons sous presse, les chiffres de fréquentation du vendredi et du samedi ne sont pas encore connus, mais Cédric Zurn (Aton SA), co-organisateur avec Tout l’Immobilier de l’événement, estime que «le score de 2012, soit un peu plus de 3500 visiteurs, sera sans aucun doute dépassé». Les exposants ont, quant à eux, relevé la qualité des visiteurs: «S’il y a certes çà et là de simples curieux, la plupart des gens ont une idée bien précise de ce qu’ils viennent chercher dans ce salon», note Pierre-Henri Schild, de Pilet & Renaud.

Des grandes régies immobilières (Naef, Gérofinance-Dunand, Comptoir Immobilier, SPG-Rytz, etc.) aux prestataires de services et aux conseillers (USPI, CGI, notaires, banques Raiffeisen et Migros…), en passant par les exposants les plus divers liés à l’art de vivre et au développement durable, sans oublier l’Etat de Genève avec un magnfique stand consacré aux grands projets, chacun se plaît à constater l’ambiance conviviale et le dialogue avec le grand public. Comme l’ont souligné, lors de l’inauguration, le conseiller administratif Guillaume Barazzone et le conseiller d’Etat François Longchamp, le secteur immobilier est dynamique, formateur, engagé dans le cadre de vie et l’existence d’un tel événement, rendez-vous annuel de dialogue entre professionnels et public, est hautement estimée par les autorités. Au nom des organisateurs, Thierry Oppikofer a quant à lui rappelé que l’immobilier dépassait largement la signature de baux ou la conclusion de transactions, façonnait notre environnement, qu’il soit bâti ou non. Sous le regard du président du Grand Conseil Gabriel Barrillier, les magistrats et les organisateurs ont coupé le ruban avant que la foule partage un apéritif offert par le traiteur Theillard et le Domaine des Abeilles d’Or de René Desbaillets. La plupart des grands patrons des régies genevoises étaient là, y compris ceux qui n’étaient pas exposants, et l’on croisait grand nombre d’élus cantonaux, aussi bien que des représentants du Groupe Vinci, d’autres promoteurs actifs dans le Grand Genève ou encore le professeur d’architecture Boyko Kadinov, de l’Université de Sofia, tous exposants au Printemps 2013.
Le spectacle de Laurent Nicolet a rencontré un franc succès – on a même frôlé l’évacuation sanitaire d’une spectatrice prise d’une crise de fou-rire – et les reflets moirés de l’Aston Martin installée au cœur du salon ont fait rêver nombre d’amateurs de classe automobile et d’art de vivre. Jeudi, tandis que les contacts allaient bon train, la Chambre genevoise immobilière préparait sa conférence d’information de fin de journée, qui attira près de 200 personnes aux questions très pointues. Me Sidonie Morvan, avocate à CGI Conseils, traita de la responsabilité du priopriétaire d’ouvrage, y compris quand aucune faute ne peut lui être attribuée; Me Laurence Morand-Jacquemoud, notaire, décrypta le complexe domaine des servitudes; Jean-Claude Oswald, responsable Premium Banking de la Banque Migros, détailla les étapes de l’accession à la propriété, tandis que l’économiste et fiscaliste Gregory Boria, de CGI Conseils, évoquait les possibilités de déductions fiscales liées aux frais d’entretien.

Avenir dégagé
Y aura-t-il un 3e Printemps de l’Immobilier? Les organisateurs sont confiants et ont réservé le BFM sur plusieurs années, sans perdre l’espoir de parvenir à convaincre la Municipalité d’autoriser un déplacement du Printemps sur le domaine public: «Les professionnels de l’immobilier et les autres exposants ont compris que cette manifestation, ni arrogante ni agressivement commerciale, contribuait à démontrer au grand public que l’on peut trouver des interlocuteurs de bon conseil, que l’on soit locataire ou propriétaire, jeune ou vieux, informé ou non. L’Etat, les associations immobilières, les financiers, architectes, juristes transmettent leur savoir, reçoivent aussi des retours du public. Surtout, la forte signification de l’aménagement, de l’urbanisme, de la construction et de l’immobilier saute aux yeux. Tous les partenaires sont là, à portée de main, et l’on parle aussi bien développement durable et formation professionnelle que location ou achat. Ce dialogue-là est d’autant plus important dans un marché serré et difficile comme le nôtre», notent Cédric Zurn et Thierry Oppikofer. «Nous ne faisons pas cela pour drainer de l’argent, mais pour que l’image de nos métiers soit connue et valorisée», ajoutent-ils.

Vincent Naville

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