François Baertschi, député sortant, candidat MCG au Grand Conseil

«Lutter contre les lobbies de l’assurance-maladie»

Journaliste, député au Grand Conseil et secrétaire général du Mouvement Citoyens Genevois (MCG), François Baertschi, 58 ans, se présente pour un nouveau mandat. Il rêve d’une Genève prospère, où chacun trouverait sa place et pourrait vivre de manière équilibrée.

– Pourquoi êtes-vous candidat?

– Parce que j’aime Genève, la ville où je suis né, et j’estime qu’elle est globalement mal défendue par les politiques qui la gouvernent depuis des décennies. Trop d’élus défendent des intérêts personnels, plutôt que l’intérêt général et le bien de tous. Le MCG, mouvement des citoyens genevois hors des idéologies de gauche et de droite, me convient parfaitement. Pour moi, l’avenir de Genève passera obligatoirement par le MCG.

– Comment abordez-vous ces élections, après qu’Eric Stauffer a claqué la porte du MCG et a créé Genève en marche?

– Je constate, avec beaucoup de tristesse, qu’il se fourvoie dans une voie sans issue et sans avenir, faisant perdre essentiellement des électeurs au PLR et à l’UDC, avec peu de chance de faire le quorum et de siéger au Grand Conseil, sans idéal politique et sans militants. C’est un coup d’épée dans l’eau, un vote inutile.

– Quelles sont vos priorités?

– Depuis plus de vingt-cinq ans, je me suis engagé contre les lobbies de l’assurance-maladie, bien avant la création du MCG, en étant l’un des cofondateurs de l’ASSUAS (Association suisse des assurés). Je continuerai ce combat, en me réjouissant de voir que le MCG, avec d’autres partis cantonaux et des personnalités, a lancé deux Initiatives fédérales. Le combat pour la préférence cantonale, une thèse 100% MCG, est ma deuxième priorité, afin de permettre aux jeunes, aux seniors et aux sans-emploi d’accéder au marché du travail. Je continuerai à m’engager en commission du Grand Conseil sans relâche, parfois contre tous les autres partis, pour l’engagement prioritaire de nos habitants et des citoyens suisses. C’est un travail de tous les instants. La sécurité fait également partie de mes inquiétudes, avec les effets négatifs de la nouvelle loi sur la police (LPol), qui a mis en place une organisation trop bureaucratique. En attendant une réforme nécessaire, il convient d’augmenter les effectifs, insuffisants en raison des défauts de cette loi. Donnons des moyens à la police et demandons au Conseil d’Etat de la respecter.

– Et les thèmes qui vous tiennent personnellement à cœur?

Renégocier la péréquation intercantonale et la rétrocession à la France, qui nous font perdre plus d’un demi-milliard de francs par an; obtenir une politique régionale axée sur l’indépendance (ou l’autonomie) de la Savoie et sur les zones franches; priorité de l’emploi pour les résidents genevois, entre autres.

– Quelle est votre politique du logement?

L’urgence, c’est de permettre à la classe moyenne de trouver des logements de qualité acceptable dans le canton de Genève, afin qu’elle cesse de fuir dans le canton de Vaud et en France voisine. En janvier, j’ai déposé une motion pour geler la hausse de l’impôt sur la valeur locative, rapidement acceptée, qui soulagera les propriétaires de leur propre logement. Je m’engagerai contre une mauvaise réévaluation des biens immobiliers.

– Vous faites de la politique depuis une dizaine d’années. L’enthousiasme des débuts est-il toujours le même?

– En 2009, le MCG avait 400 membres inscrits; nous en avons 1000 de plus et les adhésions affluent. Nous étions présents dans trois Conseils municipaux avec douze représentants; maintenant le MCG est présent dans plus de douze Conseils municipaux, dont la Ville de Genève, avec des scores allant jusqu’à 25% ou 30%. Au Grand Conseil, nous sommes passés de neuf à vingt députés. Aujourd’hui, l’enthousiasme est toujours là, avec des équipes qui se renouvellent, mais gardent toujours l’idéal du MCG.

– Qu’avez-vous appris de cet engagement?

– J’ai découvert que les moyens d’action, au niveau du Grand Conseil, sont très importants et qu’il est possible de gérer l’Etat au mieux des attentes de la population.

– Une devise qui vous résume ?

Ni gauche ni droite, Genève d’abord!

– Quel est votre prochain rêve pour Genève?

– Une Genève prospère, où chacun trouverait sa place et pourrait vivre de manière équilibrée. Une Genève qui défendrait la priorité pour ses habitants, ses salariés, ses indépendants et ses PME.

Propos recueillis par Philippe Lemaire

 



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