La nouvelle livrée de la chocolaterie Micheli

Après plus d’un an d’importants travaux, la chocolaterie Micheli vient de rouvrir, affichant un nouveau décor au style contemporain et chaleureux. Quant aux chocolats, ils sont inchangés. Toujours uniques!

«L’idée était de créer un lieu sobre, afin de bien mettre en avant le chocolat, tout en offrant un environnement accueillant. Il fallait trouver le bon équilibre et éviter que le design prenne le dessus», explique Philippe Rielle, directeur de Rielle immobilier et nouveau propriétaire de la chocolaterie Micheli.

Ouverte en 1968 par Pierre Poncioni, au numéro 1 de la rue Micheli-du-Crest, dans un immeuble bourgeois, la chocolaterie ocupe, aujourd’hui encore, l’arcade qui avait accueilli en 1911 le premier commerce de tabac d’Henri Davidoff, le père de Zino. Au cours des décennies, divers travaux se sont succédé avec plus ou moins de succès. «J’ai appliqué la méthode Rielle immobilier, c’est-à-dire faire totalement table rase et reconstruire, dit en souriant l’entrepreneur de 40 ans. Nous avons tout géré de A à Z en interne, ce qui est important pour avoir une unité de style».

Espace et lumière privilégiés 

L’un des objectifs premiers du chantier visait à décloisonner les espaces et à gagner de la place, grâce notamment au remplacement de la chaudière à mazout par un modèle à gaz. «Nous avons pu récupérer, entre autres, l’espace occupé par les cuves à mazout et créer un deuxième laboratoire dédié à la pâtisserie avec les chefs Aurélien Bernard et Hans Gaillet».

A cela se sont ajoutés le déplacement des tuyaux de chauffage du plafond au sol, où ils ont été enterrés, ainsi que l’installation de nouvelles ventilation et climatisation de pointe. «L’isolation thermique est extrêmement importante pour le chocolat, qui a besoin d’une température précise et constante».

Les trois panneaux qui formaient la grande vitrine arrondie disposée à l’avant de l’arcade et donnant sur la rue ont été remplacés par une vitrine d’un seul tenant, qui laisse entrer la lumière du jour. La porte d’entrée de la boutique a été élargie et le seuil abaissé, afin d’offrir un accès plus confortable aux clients.

L’aménagement intérieur de la boutique joue sur un sentiment de légèreté et de transparence, obtenu notamment par les murs blancs et la grande porte vitrée donnant sur le laboratoire des chocolatiers. «Par sa neutralité, le blanc permet de valoriser le produit, tout en véhiculant une image d’élégance et d’intemporalité», souligne Philippe Rielle. L’accent a été mis sur l’utilisation de matériaux chauds comme le bois, avec notamment un très beau parquet en chêne, et comme le velours, décliné dans un vert canard intense qui habille les fauteuils du salon de thé. Ceux-ci cohabitent avec de grandes suspensions de style industriel et des tables de bistrot rondes aux plateaux en marbre de Carrare. «Je tenais à faire ce petit clin d’œil au marbre sur lequel travaillent les chocolatiers», confie Philippe Rielle.

Les best-sellers du chocolat

Si la boutique s’est offert une nouvelle allure, les recettes des chocolats élaborées par Pierre Poncioni sont restées les mêmes.  L’assortiment propose une quarantaine de bouchées différentes, parmi lesquelles des best-sellers comme le pavé genevois, que le redoutable critique gastronomique français Jean-Pierre Coffe appréciait particulièrement, mais aussi la truffe noire, le croquet et les plaques à 100% de cacao. Sans oublier une exceptionnelle pâte à tartiner. Côté pâtisseries, l’offre comprend une dizaine de gâteaux classiques – Saint-Honoré, Paris-Brest… – revisités dans un style contemporain, ainsi que la possibilité de personnaliser un gâteau via un dessin réalisé avec de la crème par l’artiste peintre Tu Tengyifang, installée à Genève.

Odile Habel

 



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