Evénement

L’absentéisme en vedette au Salon de l’auto 

Jeudi dernier s’ouvrait à Palexpo le Geneva International Motor Show, 89e édition du Salon de l’automobile de Genève, l’un des cinq salons majeurs reconnus par l’Organisation internationale des constructeurs automobiles (OICA). Vitrine XXL du marché mondial, l’édition 2019 exprime tout l’enjeu de ce marché en perpétuelle évolution et souligne cette année l’émergence d’une conscience écologique qui meut ses modèles phares du monde thermique à l’univers électrique. Tour d’horizon de ce millésime 2019 qui sera avant tout marqué par l’absence de grands constructeurs.

Volvo?  Absent. Mini?  Absent. DS? Absent. Land Rover? Absent. Si le millésime 2018 avait été marqué par l’absence de quelques grands noms du secteur, 2019 semble frappé de pandémie tant le nombre de grandes marques ayant décidé de bouder l’événement helvétique fait froid dans le dos. Ford, Hyundai, Opel, Cadillac, Land Rover, Chevrolet, Volvo, Mini, Infiniti, DS, Tesla et même Jaguar  – dont le SUV électrique I-Pace à été élu voiture de l’année! – ne sont pas visibles à Palexpo.

Dès lors, quid de ces absences? Si la raison officielle invoquée est l’absence globale de nouveaux modèles, le motif plus réel semble lié au coût que représentent dix jours de présence au Salon. N’oublions pas que le Brexit à probablement joué en défaveur du rendez-vous genevois, sachant que le constructeur britannique Jaguar/Land Rover vient de supprimer 4500 postes. Si nombre de mastodontes ont décidé de quitter le navire, quelques nouveaux mousses ont quant à eux rejoint l’équipage. Citons notamment la chinoise Arcfox, la russe Aurus ou encore l’italienne Automobili Pininfarina, qui présente sa sculpturale Battista, capable d’avaler le 0 à 100 km/h en moins de 2 secondes, le tout sans émissions de C02.

Nouveautés françaises

Au rayon nouveautés, les deux français Peugeot et Citroën dévoilent quant à eux leurs nouvelles citadines, 208 et Clio, complétement métamorphosées, bardées de nouvelles technologies et éco-conscientes, puisqu’un modèle électrique vient renforcer la gamme de la sochalienne et que  Renault propose un modèle hybride. Du côté design, quelques nouveaux modèles et concepts viennent redonner un peu de piment à cette édition 2019, à l’image de notre coup de cœur pour le concept «e-legend» de Peugeot, qui reprend avec malice les codes de feu la 504.

Du côté germanique, les lignes évoluent en douceur et les technologies embarquées n’ont de cesse d’évoluer, tendant un peu plus chaque jour à la voiture autonome. Ce qui passait encore pour une utopie il y a quelque temps devient de plus en plus réel et palpable. Cette édition 2019 ne sera pas non plus marquée par les originales scénographies qui ont pu par le passé émerveiller le badaud; soulignons que nombre de stands semblent avoir drastiquement perdu en mètres carrés. Nous constations l’an passé, en pleine période du #metoo, la disparition progressive des fameuses hôtesses, chères au milieu automobile: force est de constater que la tendance est là aussi respectée, pour le plus grand bien de la parité. On a même pu voir des hommes balayer les stands: sans doute l’avancée significative, cette année, du Salon de l’automobile de Genève.

Maximilien Bonnardot

 



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