Candidate UDC Céline Amaudruz: défense des PME et du pouvoir d’achat

– En quoi est-ce important que Genève soit représenté aux Etats par (au moins) une élue de droite?

– Être social, c’est créer des emplois. La meilleure façon de mener une politique sociale et de lutter contre la pauvreté n’est pas de reconduire deux élus de gauche. Aux yeux de la gauche, c’est l’Etat qui décide. La liberté personnelle des citoyens n’est que secondaire. La collectivité prime sur l’individu. D’ailleurs, avec des politiques sensiblement plus à gauche, la Suisse a perdu ces dernières années du terrain par rapport à d’autres pays et sa productivité a stagné. Les dépenses de la Confédération ont progressé beaucoup plus vite que la croissance économique et tant les personnes physiques que morales en font les frais. Pour que notre pays maintienne une bonne position économique, je m’engage avec conviction en faveur de l’économie et des PME qui constituent l’épine dorsale de notre économie nationale, en soutenant fermement les projets favorables aux PME.

– Quelles sont les relations et les interactions entre élus genevois au National et aux Etats?

– Les élus siègent chacun dans leur Conseil, c’est-à-dire au Conseil national et au Conseil des Etats, qui délibèrent en règle générale séparément. Leurs interactions ont principalement lieu au sein de l’Assemblée fédérale réunie pour examiner certains objets parlementaires qui ne peuvent pas être traités indépendamment par les deux Chambres. Toutefois, avec deux élus genevois de gauche au Conseil des Etats, les relais notamment pour les PME et les milieux économiques en général ne sont pas optimaux. À titre personnel, avoir l’appui du plus grand parti peut être un avantage au niveau des États pour faire passer des projets genevois.

– Quel bilan tirez-vous de la législature, voire des législatures au Conseil des Etats du tandem vert-rose sortant?

– Socialistes et écologistes sortent du même moule. Leurs interventions se sont principalement limitées à tailler dans la propriété privée et à prendre l’argent que les femmes et les hommes ont gagné par leur travail. Leurs propositions, sous couvert de la protection de l’environnement, ont consisté à percevoir un maximum d’impôts en créant de nouvelles recettes fiscales pour financer la hausse constante des dépenses de l’Etat ainsi que de nouvelles tâches.

– Quels sont les dossiers où une représentation uniquement de gauche aux Etats serait particulièrement dangereuse pour Genève?

– Outre les préoccupations d’ordre économique, je crains qu’une représentation exclusivement de gauche aux Etats soit dommageable pour la réalisation des infrastructures routières nécessaires à Genève, surtout quand notre canton est en concurrence avec des cantons dont leurs représentants parlent d’une même voix et se battent pour obtenir des financements fédéraux. Alors que la droite soutient le développement du rail, la gauche refuse dogmatiquement tous les projets routiers. Pourtant, l’obtention de financements fédéraux est nécessaire pour concrétiser la Traversée du lac, voulue par une majorité des Genevois.

– Le PLR est resté fidèle à son alliance avec le PDC pour le second tour, mais de nombreuses voix – notamment celle des jeunes PLR – se sont élevées pour le regretter et préconiser un vote Amaudruz-Hiltpold. Quel est votre sentiment à ce propos?

– Je m’en félicite. L’UDC a toujours tendu la main et proposé de travailler avec le PLR, car ces deux partis partagent, malgré leurs différences, des valeurs communes comme par exemple la défense des entreprises et de l’économie.

Propos recueillis par François Berset

 



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