Prix immobiliers dans les stations de montagne

La France en tête – Verbier sauve l’honneur

Pour la onzième fois, le Rapport annuel Naef Prestige/Knight Frank établit un palmarès des stations de ski des Alpes en fonction du prix d’un chalet offrant quatre chambres à coucher et bien situé – autrement dit un bien de luxe. Les six premières places pour 2018-2019 (de juin à juin) sont monopolisées cette année par les stations françaises, le record allant à Val d’Isère (+2,9%). Verbier, premier lauréat suisse, n’affiche que +1,5%.

Pour la première fois en onze ans, aucune des stations évaluées (actuellement au nombre de dix-huit) n’a connu de baisse de prix de l’immobilier de luxe. Le Rapport relève également que les écarts entre les champions et les lanternes rouges se sont réduits: autant dire que l’investissement immobilier de standing en montagne a la cote. Certes, pour le marché national, la foison helvétique de lois et de réglementations sur l’acquisition par des étrangers et/ou les résidences secondaires a découragé bon nombre d’investisseurs externes, malgré l’attrait inchangé d’un actif en francs suisses; en revanche, la situation déstabilisante créée par les taux négatifs a accru l’engagement d’acheteurs autochtones. La France, notamment dans les Trois-Vallées, a énormément investi et ses efforts de diversification des activités et d’amélioration constante des services ont porté leurs fruits.

Chamonix serein

Deux nouveaux arrivants, le Français Saint-Martin de Belleville (Tarentaise) avec +2,4% et le Suisse Grimentz (+2%) font une entrée fracassante, tandis que Chamonix (+2,6%) confirme sa position enviée de station sportive à la saison de ski la plus longue (23 semaines, contre 18 à Gstaad). Davos, Megève et Crans-Montana n’ont ni gagné, ni perdu de terrain sur le plan des prix par rapport à l’an passé. Enfin, l’indice moyen Naef Prestige/Knight Frank des prix immobiliers de luxe dans les Alpes s’établit cette année à +1,4%, contre -0,5% l’an dernier et -1,8% voilà deux ans.

Val d’Isère bénéficie sans doute, selon les analystes de Naef Prestige/Knight Frank, du moratoire imposé sur son territoire à tout nouveau développement. La demande 2018-2019 a été en croissance et tout porte à croire, au vu des premiers résultats de fréquentation des dernières vacances de Noël, que 2019-2020 marquera aussi une progression. Le Rapport signale que les perspectives de hausse de la livre sterling (malgré les prévisions des commentateurs anti-Brexit qui annonçaient l’inverse) mobilisent une clientèle britannique supplémentaire.

François Berset

Voir également les palmarès précédents dans Tout l’Immobilier Nos 930, du 14 janvier 2019, et 884, du 8 janvier 2018).

 



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