Avec le Léman Express, émerge la ville nouvelle

Cette fois on y est. Le 15 décembre 2019 le Léman Express (LEX) a été mis en service, après avoir été inauguré le 12 décembre par les autorités suisses et françaises.

Il appartient maintenant aux habitants de notre région de s’approprier ce nouveau moyen de transport qui doit profondément modifier nos habitudes de mobilité et ouvrir de nouvelles perspectives de déplacement de part et d’autre des frontières cantonales et nationales.

Le tout nouveau Réseau express régional transfrontalier – le plus grand d’Europe – est également en train de modifier profondément notre environnement urbain.

Il ne vous aura pas échappé que tout autour des gares ou haltes du Léman Express de nouveaux quartiers sont sortis de terre ou sont en train d’émerger.

Au sortir des gares, des esplanades nouvelles accueillent les voyageurs et les orientent vers les différents arrêts de bus ou tram. Ces interfaces représentent à la fois un nouvel espace public et un pôle d’échange entre les divers modes de transports. Dans le cadre des réalisations autour de CEVA (pour liaison Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse), ce travail a été particulièrement soigné et pensé de manière conviviale et sûre pour les usagers, qu’ils soient de passage, pendulaires ou habitants des environs. La coordination entre les travaux ferroviaires et ces aménagements, défi majeur des projets, a été pilotée par l’office cantonal de l’urbanisme à Lancy-Pont-Rouge, Lancy-Bachet et Chêne-Bourg, et par la Ville de Genève à Genève-Eaux-Vives et Genève-Champel.

Mais revenons aux quartiers….

Autour des gares du LEX pas moins de 2800 nouveaux logements sont en cours de construction ou accueillent leurs premiers habitants: 230 à Chêne-Bourg qui se voit doté d’une tour emblématique de 19 étages, 640 logements à Lancy, dans le tout nouveau quartier de l’Adret, 400 aux Eaux-Vives dont les premiers habitants ont d’ores et déjà emménagé, et 1500 à Annemasse. Ces logements répondent aux besoins de la population: logements subventionnés, coopératives, logements intergénérationnels, PPE ou loyers libres.

Ces habitations à proximité des gares du LEX répondent ainsi parfaitement aux nouveaux paradigmes de l’aménagement du territoire en Suisse: construire à proximité des axes de transports publics, en ville, pour préserver nos espaces agricoles à l’extérieur.

Partout dans ces nouveaux quartiers, les équipements publics viendront compléter les habitations, qu’il s’agisse d’écoles et crèches (aux Eaux-Vives et à Lancy), d’équipements sportifs ou culturels (aux Eaux-Vives). Les commerces, petits ou grands, permettront aux voyageurs et habitants des environs de faire leurs courses. A Bachet, trois petits commerces prendront place à proximité de la vélostation. Partout, on cherchera à créer de la convivialité autour des immeubles et des nouvelles gares, avec de petits bistrots et magasins à taille humaine.

Le tronçon de Voie verte à Chêne-Bourg est désormais ouvert sur 400 mètres. Quelque 3000 nouvelles places pour les vélos sont mises à disposition auprès des gares de Lancy – Pont-Rouge, Lancy – Bachet, Genève – Champel, Genève – Eaux-Vives et Chêne-Bourg, en vélostation sécurisée ou en extérieur. Une nouvelle application «velocity», développée par la Fondation des parkings, en simplifie grandement l’usage. Genève entre ainsi dans l’ère de la complémentarité des modes de transports.

Le défi qu’a constitué la réalisation de ces aménagements est à la mesure du chantier du siècle que fut le CEVA. Il a ainsi fallu coordonner les très nombreux acteurs en présence sur les gares et les esplanades d’espaces publics: Etat de Genève (départements des infrastructures et du territoire), CFF, communes (Ville de Genève, Lancy, Chêne-Bourg), CEVA, TPG, qui sont tous parties prenantes de ces réalisations selon leur champ d’action. Pour l’ensemble des espaces publics, le confort et la sécurité des usagers sont la priorité. Les espaces publics sont généreux et réservés à la mobilité douce. Ils seront dotés de mobilier urbain en suffisance pour accueillir tant le badaud de passage que l’habitant du quartier qui bénéficie ainsi de nouvelles places publiques arborisées. C’est bien de cette manière qu’il faut comprendre ces interfaces dont l’achèvement complet est pour 2024: de nouveaux espaces publics pluriels et conviviaux où se combinent les différents modes de transport et divers services à l’usage de tous.

GROS PLAN

Politique de l’arbre

Sur l’ensemble des espaces publics autour des haltes et gares, la politique de compensation des arbres a bien fonctionné puisque les bilans quantitatif (+ 166 arbres) et qualitatif (forte diversification et choix des espèces résistant mieux au réchauffement climatique) sont favorables. A Chêne-Bourg par exemple, ce sont ainsi plus de 230 arbres qui seront plantés. La grande majorité est en pleine terre, offrant ainsi de très bonnes conditions de croissance et de longévité.

Département du territoire



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